Zoom sur le Burkina Faso

Zoom sur le Burkina Faso

Sur l’essentiel du continent africain, la gestion des ressources en eau et l’accès à l’eau potable sont des enjeux majeurs. Le Burkina Faso et sa capitale Ouagadougou, qui connaît des coupures d’alimentation fréquentes, sont pleinement concernés par ces enjeux. 

Mettre fin à cette situation de pénurie est tout l’enjeu du projet Ziga. Lancé en 1998, il en est aujourd’hui dans sa deuxième phase. Dans ce cadre et pour le compte de l’ONEA, le Groupe SADE réalise  les conduites principales d’alimentation en eau brute et en eau potable avec un défi de taille : livrer les installations en 23 mois.

Ziga, phase 2

 

  • poser une conduite enterrée de refoulement d’eau brute de 2,6 km en fonte (Ø 1 200) partant du barrage de Ziga et allant jusqu’à la nouvelle station de production d’eau potable de Ziga,
  • doubler le réservoir de Boudtenga, d’une capacité 6 000 m3,
  • poser une conduite enterrée de 17,3 km en fonte (Ø 1 400) reliant la station à ce réservoir,
  • poser une conduite enterrée de 23,5 km en fonte (Ø 1 600) partant de ce réservoir de Boudtenga jusqu’à l’entrée de la ville de Ouagadougou,
  • poser à partir de là 2 ramifications, l’une de 7,8 km et l’autre de 10 km, pour alimenter des châteaux d’eau existants,
  • construire un nouveau réservoir de 6 000 m3.

Avant tout, un défi logistique

Il s’agit d’acheminer sur site, et à cadence régulière, depuis le port de Téma au Ghana plus de 10 000 tuyaux et raccords arrivés par bateaux, afin d’approvisionner des ateliers de pose, capables de poser jusqu’à 9 km par mois. Cela représente 1 450 semi-remorques qui transportent 37 000 t de tubes et raccords mis en place par les équipes.

 

 

Quelques défis particuliers…

 

Le premier obstacle fut la saison des pluies, particulièrement intense. 

Une complexité est ensuite venue de l’obligation de franchir des routes nationales. La technique du fonçage a été retenue pour les deux traversées : une première avec la mise en place d’un fourreau en acier (Ø 1 800) sous la RN4, la route du Niger, une seconde avec  un fourreau en acier (Ø 1 600) sous la RN3. 

Une passerelle de 110 m de long en béton armé a également été construite pour la traversée d’un canal existant. 

 

 

Un engagement environnemental fort…

 

Ces travaux devaient inévitablement impacter les ressources forestières, un déboisage étant rendu nécessaire sur une partie du tracé. Conscient de la situation, le Groupe SADE a déployé une série de mesures minimisant de façon significative les impacts environnementaux de ce vaste chantier.

Une étude d’impact a été réalisée établissant un état des lieux de la ressource forestière potentiellement impactée par les travaux dans les limites de la province de l’Oubritenga. Cet inventaire systématique a permis de recenser quelques 24 000 pieds de ligneux détruits lors des travaux et 59 espèces concernées.

En compensation, le Groupe SADE a lancé une vaste opération de plantation d’arbres. Au titre d’une convention signée entre le promoteur d’un site de reboisement et le Groupe SADE, 34 951 plants ont été mis en terre sur treize hectares, situés à environ 45 km de Ouagadougou sur la ligne du Ø 1 400. 

Le Groupe SADE est fier de contribuer à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau potable de Ouagadougou, une ville en perpétuelle expansion. Ces nouvelles installations permettront de satisfaire la demande jusqu’à l’horizon 2030.

 

 

 

SADE - 23-25 av. du Docteur Lannelongue - CS 51450 - 75685 Paris Cedex 14